GRAM B.52 – Les subordonnées circonstancielles d’hypothèse

Lhypothèse exprime une éventualité . / The hypothese expresses an eventuality.

Elle est introduite par si. / It is introduced by si.

Si + présent + impératif

Si tu vas à la boulangerie, rapporte-moi du pain. 

Si + présent + présent

Si tu ne me fais pas confiance, je ne peux pas t’aider.

Si + présent + futur

S’il fait beau, nous irons nous promener.

Si + imparfait + conditionnel

Si j’étais disponible, je viendrais avec toi.

Si + plus-que-parfait + conditionnel passé

Si tu me l’avais dit hier, j’aurais annulé mon rendez-vous.

Si n’est jamais suivi du futur, du conditionnel ou du subjonctif. / Si is never followed by the future, the conditional or the subjunctive.

A – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES D’OPPOSITION

L’opposition peut être introduite par des conjonctions :

Alors que / tandis que

Pierre porte un pantalon gris alors que celui de Jean est noir.

Cette élève veut faire des études de médecine tandis que celle-ci veut être pharmacienne.

Pendant que

Pendant quil regardait la télévision, elle cuisinait.

L’opposition peut être introduite par des prépositions :

Contrairement à

Contrairement à son frère, elle a les cheveux blonds.

Contrairement à lui, elle a les cheveux blonds.

Contrairement à est suivi d’un nom ou d’un pronom.

Au lieu de

Au lieu de lui mentir, il aurait mieux fait de lui dire la vérité.

Elle a préféré une glace au lieu d’une pâtisserie.

Au lieu de est suivi d’un infinitif ou d’un nom.

L’opposition peut être introduite par des mots de liaison :

Mais

Pour aller à Lisbonne, il ne prendra pas le train mais l’avion.

Par contre / en revanche (à l’écrit)

Il aimait la montagne ; par contre il détestait la mer.

Au contraire

Elle est charmante. Lui, au contraire, est plutôt bourru.

A – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES DE CONDITION

La condition est introduite par si, à condition que (de), pourvu que.

Si la condition est remplie alors le fait devient réalisable.

Si tu pars maintenant, tu arriveras à temps à l’aéroport.

À condition que

Tu iras mieux à condition que tu fasses du sport.

Pourvu que

J’irai à la plage pourvu qu’il y ait du soleil.

À condition que et pourvu que sont suivis du subjonctif.

À condition de + infinitif

Tu auras ce poste à condition de travailler dur.

En admettant que / en supposant que

En admettant que tu réussisses tes études, quel métier voudrais-tu faire plus tard ?

En supposant que tu partes maintenant, tu pourrais arriver à l’heure.

En admettant que et en supposant que sont suivis du subjonctif.

A – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES DE COMPARAISON

Il existe trois niveaux de comparaison : l’infériorité, l’égalité, la supériorité. La comparaison peut être introduite par des conjonctions : elle peut porter sur un adjectif ou sur un adverbe.

Moins… que

Elle est moins grande que sa sœur.

Elle court moins vite que lui.

Aussi… que

Elle est aussi grande que sa sœur.

Elle court aussi vite que lui.

Plus… que

Elle est plus grande que sa sœur.

Elle court plus vite que lui.

Elle peut porter sur un nom ou sur un verbe.

Moins… que

Pierre a moins d’amis que Marie.

Jeanne lit moins que sa sœur.

Autant… que

Pierre a autant d’amis que Marie.

Jeanne lit autant que sa sœur.

Plus… que

Pierre a plus d’amis que Marie.

Jeanne lit plus que sa sœur.

 InférioritéÉgalitéSupériorité
Avec un adjectifmoins grand queaussi grand queplus grand que
Avec un adverbemoins vite queaussi vite queplus vite que
Avec un verbetravaille moins quetravaille autant quetravaille plus que
Avec un nommoins d’amis queautant d’amis queplus d’amis que

La comparaison peut être introduite par des prépositions :

Comme

Il est rapide comme l’éclair.

Par rapport à

Il fait beaucoup plus chaud par rapport à l’année dernière.

A – LA SUBORDONNÉE CIRCONSTANCIELLE DE CAUSE

La subordonnée circonstancielle de cause répond à la question « Pourquoi ? » Elle explicite les relations logiques entre les éléments de la phrase. La cause peut être introduite par des conjonctions :

parce que

Je suis parti tôt parce que j’avais une réunion.

puisque

Puisque tu n’as rien compris, je vais devoir recommencer mes explications.

comme

Comme il n’a pas fait ses devoirs, il a eu une punition.

étant donné que (surtout à l’écrit)

Étant donné qu’il pleuvait, il est resté chez lui.

du fait que

Du fait qu’il est malade, il ne participera pas à la réunion.

La cause peut être introduite par des prépositions 

grâce à

Il a obtenu cet emploi grâce à l’aide de son frère.

Grâce à exprime une cause positive.

à cause de

J’ai raté mon train à cause de toi.

À cause de exprime une cause généralement négative.

en raison de (à l’écrit)

L’avion n’a pas pu décoller en raison du mauvais temps.

étant donné (à l’écrit)

Étant donné le manque de places de stationnement, je préfère prendre le bus.

du fait de

Ils ont quitté la salle du fait de l’agitation du public.

La cause peut être introduite par des mots de liaison 

car (surtout à l’écrit)

Les magasins seront fermés demain car c’est le 1er janvier.

On ne peut pas commencer une phrase avec car.

en effet

La rue est fermée à la circulation ; en effet, il y a des travaux.

En effet est souvent placé après un point ou un point-virgule.

A – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES DE BUT

Le but peut être introduit par des conjonctions :

Pour que / afin que

Il a insisté pour qu’elle vienne.

Elle s’est beaucoup investie afin qu’il réussisse.

Pour que et afin que sont suivis du subjonctif.

Si on a deux sujets identiques, il faut utiliser pour + infinitif ou afin de + infinitif.

Je fais du sport pour être en bonne santé.

(Je fais du sport pour que je sois en bonne santé.)

Pour que … ne … pas / de peur que

Il a tout fait pour qu’elle n’obtienne pas ce poste.

J’ai téléphoné tout de suite de peur que vous ne soyez déjà partis.

Si on a deux sujets identiques, il faut utiliser pour ne pas + infinitif ou de peur de + infinitif.

Nous avons reporté l’invitation pour ne pas les rencontrer.

(Nous avons reporté l’invitation pour que nous ne les rencontrions pas.)

Il a invité tous ses amis de peur de se retrouver seul.

(Il a invité tous ses amis de peur qu’il se retrouve seul.)

Le but peut être introduit par des prépositions 

Pour / afin de / de peur de (+infinitif)

Pour être en forme, il doit faire beaucoup plus de sport.

Il partira tôt afin d’arriver à l’heure.

Elle fait attention à son alimentation de peur de tomber malade.

Pour / de peur de (+nom)

Je voudrais de l’engrais pour l’entretien de mon gazon.

Ils n’ont pas bu de peur dun accident.

A – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES (généralités)

Une proposition subordonnée est circonstancielle quand elle remplit la fonction de complément circonstanciel dans la phrase. Elle est introduite par une conjonction de subordination. Les subordonnées peuvent être à l’indicatif ou au subjonctif en fonction des conjonctions qui les introduisent.

J’avais fini de manger quand il est parti (indicatif).

Bien qu’il soit tard, il est venu à notre réunion (subjonctif).

Les subordonnées circonstancielles peuvent exprimer 

Le temps

J’irai chez le coiffeur avant que tu viennes me chercher.

La cause

Il s’est mis à table parce qu’il avait faim.

Le but

Je vais t’aider pour que tu puisses finir ce travail à temps.

La conséquence

Il faisait froid si bien qu’elle s’est enrhumée.

La concession

Bien qu’il soit malade, il est quand même venu travailler.

L’opposition

Il passe son temps à se lamenter tandis qu’elle est toujours de bonne humeur.

La condition

Je garderai le repas au chaud, au cas où vous viendriez.

La comparaison

Elle a préparé un excellent repas comme elle a l’habitude de le faire.

A – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES  DE TEMPS

Les subordonnées circonstancielles de temps indiquent des actions qui se passent avant, après ou en même temps que les actions de la principale. Elles répondent le plus souvent à la question quand ? Les subordonnées de temps peuvent être à l’indicatif ou au subjonctif en fonction de la conjonction qui les introduit.

Conjonctions + indicatif 

Après que

Après que j’aurai mangé, j’irai au cinéma.

Sitôt que

Sitôt que vous serez arrivés, nous jouerons au tennis.

Tandis que

Tandis quil tondait la pelouse, elle plantait des tomates.

Tant que

Tant que tu n’auras pas confiance en toi, tu ne réussiras pas.

Pendant que

Pendant que tu seras chez le dentiste, j’irai faire quelques courses.

Dès que

Dès que nous le saurons, nous prendrons une décision.

Depuis que

Depuis quelle est partie, il ne dort plus.

Aussitôt que

Aussitôt quil aura reçu son diplôme, il pourra travailler.

Conjonctions + subjonctif 

Avant que

Je voudrais faire une promenade avant quil pleuve.

Jusqu’à ce que

Il ne dira rien jusqu’à ce que nous lui disions de parler.

En attendant que

En attendant que vous arriviez, je vais aller chez le coiffeur.

I – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES DE TEMPS

Les subordonnées circonstancielles de temps indiquent des actions qui se passent avant, après ou en même temps que les actions de la principale. Elles répondent le plus souvent à la question quand ? Les subordonnées de temps peuvent être à l’indicatif ou au subjonctif en fonction de la conjonction qui les introduit.

Conjonctions + indicatif 

Après que

Après que j’aurai mangé, j’irai au cinéma.

Sitôt que

Sitôt que vous serez arrivés, nous jouerons au tennis.

Tandis que

Tandis quil tondait la pelouse, elle plantait des tomates.

Tant que

Tant que tu n’auras pas confiance en toi, tu ne réussiras pas.

Pendant que

Pendant que tu seras chez le dentiste, j’irai faire quelques courses.

Dès que

Dès que nous le saurons, nous prendrons une décision.

Depuis que

Depuis quelle est partie, il ne dort plus.

Aussitôt que

Aussitôt quil aura reçu son diplôme, il pourra travailler.

Conjonctions + subjonctif 

Avant que

Je voudrais faire une promenade avant quil pleuve.

Jusqu’à ce que

Il ne dira rien jusqu’à ce que nous lui disions de parler.

En attendant que

En attendant que vous arriviez, je vais aller chez le coiffeur.

I – LES SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES (généralités)

Une proposition subordonnée est circonstancielle quand elle remplit la fonction de complément circonstanciel dans la phrase. Elle est introduite par une conjonction de subordination. Les subordonnées peuvent être à l’indicatif ou au subjonctif en fonction des conjonctions qui les introduisent.

J’avais fini de manger quand il est parti (indicatif).

Bien qu’il soit tard, il est venu à notre réunion (subjonctif).

Les subordonnées circonstancielles peuvent exprimer 

Le temps

J’irai chez le coiffeur avant que tu viennes me chercher.

La cause

Il s’est mis à table parce qu’il avait faim.

Le but

Je vais t’aider pour que tu puisses finir ce travail à temps.

La conséquence

Il faisait froid si bien qu’elle s’est enrhumée.

La concession

Bien qu’il soit malade, il est quand même venu travailler.

L’opposition

Il passe son temps à se lamenter tandis qu’elle est toujours de bonne humeur.

La condition

Je garderai le repas au chaud, au cas où vous viendriez.

La comparaison

Elle a préparé un excellent repas comme elle a l’habitude de le faire.