A – LES ADVERBES

L’adverbe est un mot invariable. Il sert à modifier le sens d’un verbe, d’un adjectif ou d’un autre adverbe.

Tu marches vite.

Elle est très aimable.

Il a fait vraiment très chaud hier.

Les adverbes peuvent être :

Des mots simples 

Bien, mal, mieux, plus, moins, très, trop…

Des locutions adverbiales 

Avant-hier, c’est-à-dire, au fur et à mesure, ci-dessous…

Il existe plusieurs sortes d’adverbes :

Les adverbes de manière 

Ainsi, bien, mal, mieux, pire, comme, ensemble, vite, exprès, par hasard, etc.

Il conduit vite.

la plupart des adverbes en -ment 

Les adverbes en -ment sont formés en ajoutant le suffixe -ment au féminin de l’adjectif.

Heureuse => heureusement.

Douce => doucement.

Si l’adjectif au masculin est terminé par une voyelle, l’e féminin des adverbes disparaît.

Vrai => vraiment.

Poli => poliment.

Certains adjectifs forment leurs adverbes avec le suffixe -ément.

Énorme => énormément.

Précis => précisément.

Les adjectifs terminés par -ant et -ent forment leurs adverbes en -amment et -emment.

Brillant => brillamment.

Prudent => prudemment.

Certains adverbes sont irréguliers.

Gentil => gentiment.

Bref => brièvement.

Les adverbes de temps 

Après, avant, bientôt, déjà, hier, aujourd’hui, demain, maintenant, autrefois, aussitôt, alors, etc.

Il est déjà parti.

Les adverbes de lieu 

Ici, là, loin, contre, dessus, dessous, ailleurs, autour, dedans, dehors, partout, par, etc.

Mets la chaise contre le mur !

Les adverbes de quantité 

Beaucoup, trop, assez, peu, plus, moins, autant, etc.

Il a beaucoup plu cette nuit.

Les adverbes d’intensité 

Très, tellement, si, tant, etc.

Elle est tellement gentille !

Les adverbes d’affirmation 

Bien, certes, assurément, si, oui, vraiment, etc.

Tu ne viens pas ? Si, laisse-moi deux minutes !

Les adverbes de négation 

Jamais, rien, aucunement, etc.

Elle ne veut rien manger.

Les adverbes de doute 

Peut-être, probablement, sans doute, etc.

Nous prendrons peut-être le train pour aller à Paris.

Les adverbes qui marquent l’ordre des événements 

D’abord, puis, ensuite, enfin, finalement, etc.

Elle s’est d’abord habillée, puis elle a pris son café.

Les adverbes qui marquent l’interrogation 

Où, combien, quand, comment, etc.

est-elle ?

Combien ça coûte ?

LA PLACE DE L’ADVERBE

Quand l’adverbe modifie l’ensemble d’une phrase, sa place varie (le plus souvent en début ou en fin de phrase).

Aujourd’hui, il a beaucoup plu.

Il a beaucoup plu aujourd’hui.

Il se place devant un adjectif ou un adverbe.

Elle est très belle.

C’est beaucoup trop cher.

Il se place après le verbe quand celui-ci est à la forme simple.

Il va souvent à la plage.

Elle travaillait énormément.

Il se place entre l’auxiliaire et le participe passé à la forme composée.

Il a déjà bu son café.

Elle a toujours dit qu’il était coupable.

A – LES ADVERBES EN -EMMENT OU EN -AMMENT

Quand l’adjectif se termine en -ent, l’adverbe s’écrit -emment et se prononce [amã]

conscient  =>    consciemment

différent    =>    différemment

fréquent  => fréquemment

imprudent  =>    imprudemment

indifférent  =>    indifféremment

prudent      =>    prudemment

récent   => récemment

violent    =>     violemment

Quand l’adjectif se termine en -ant, l’adverbe s’écrit en -amment et se prononce aussi  [amã]

brillant         =>     brillamment

bruyant        =>      bruyamment

constant       =>     constamment

courant         =>     couramment

suffisant  => suffisamment

indépendant =>   indépendamment

A – LES CONNECTEURS

Les connecteurs servent à unir des phrases, Ils peuvent être de forme simple : (mais, ou, et, alors, comme, ni, car…) ou de forme composée (par conséquent, c’est pourquoi…)

Les connecteurs de cause

Car

Comme

En effet

Les connecteurs de conséquence 

Ainsi                       

En conséquence

Alors                       

Par conséquent

Et                              

Pour cette raison

C’est pourquoi

Voilà pourquoi

Donc

Les connecteurs de lieu

Ici                    

En dedans

                     

Au-dedans

Partout

Dehors

À droite           

En dehors

À gauche         

Au-dehors

Devant              

Dessous

Derrière         

Dessus

Dedans             

Au-dessous

En haut             

Au-dessus

En bas                

À l’est

En avant            

À l’ouest

En arrière          

Au nord

Au sud

Les connecteurs de temps

D’abord / Tout d’abord   

Ensuite / Puis  

Enfin / Finalement                                                            

En premier lieu

En deuxième lieu

Et

Premièrement  

Deuxièmement      

Troisièmement

Avant

Après

Les connecteurs d’addition

Et

De plus

En outre

Puis

Les connecteurs d’opposition

Cependant  

Par contre

Pourtant                  

Au contraire

Toutefois                 

À l’inverse

Néanmoins   

D’une part… d’autre part

Mais                          

D’un côté… d’un autre côté

En revanche

Les connecteurs d’explication

Par exemple           

D’ailleurs

C’est pourquoi       

De fait

Notamment

Effectivement

En particulier         

Autrement dit

En effet

Les connecteurs de concession

Bien sûr

Certes

Bien entendu

Du moins

Dans tous les cas / En tout cas

Les connecteurs d’alternative

Ou

Ou bien

Soit… soit

Tantôt… tantôt

A – GRÂCE À ET À CAUSE DE

 

Attention:

De ne pas confondre les deux locutions prépositives grâce à et à cause de.

grâce à  =  au moyen de, avec l’aide de quelqu’un

Le résultat est positif.

C’est grâce à l’aide de sa sœur qu’il a réussi son examen.

Grâce à vous, j’ai pu retrouver ma mère.

Il s’en est sorti grâce à ses amis.

à cause de =  par la faute de

Le résultat est négatif.

C’est à cause de toi qu’il s’est cassé la jambe !

À cause de vous, je ne pourrai pas partir en vacances.

Nous sommes arrivés en retard à cause de vos sottises.

Pour résumer :

C’est à cause de son père qu’il est tombé du bateau, mais c’est grâce à lui qu’il a appris à nager.  

A – BEAUCOUP / BIEN

On emploie beaucoup pour exprimer la quantité.

Il a beaucoup d’amis.

On emploie bien pour exprimer la qualité.

Il a bien mangé.

Pour renforcer plus, moins ou mieux, on peut employer beaucoup ou bien.

Elle est beaucoup plus jolie que sa sœur.

Elle est bien plus jolie que sa sœur.

Elle est beaucoup moins jolie que sa sœur.

Elle est bien moins jolie que sa sœur.

Ce travail est beaucoup mieux que le précédent.

Ce travail est bien mieux que le précédent.

Avec meilleur et  pire on utilise bien.

Ce plat est bien meilleur que je ne pensais.

C’est bien pire que je ne l’avais imaginé.

Lorsqu’un nom est déterminé par la locution beaucoup, le verbe s’accorde avec le nom.

Beaucoup de patience avait été nécessaire pour qu’il retrouve la santé.

(Le verbe s’accorde avec patience).

Beaucoup d’écoliers ont réussi leur examen.

(Le verbe s’accorde avec écoliers).

A – L’ADVERBE TANT

Tant est un adverbe qui sert à décrire la quantité, l’intensité, la durée, la comparaison.

Tant… que  (= tellement… que)

Elle a tant pleuré qu’elle est épuisée.

Tant de… que (= tellement de… que)

Il a tant de pouvoir que personne n’ose rien lui dire.

Tant et si bien que (= de sorte que)

Elle a longtemps couru, tant et si bien qu’elle est épuisée.

Tant et plus (= énormément)

Des idées, il en avait tant et plus.

Tant de (= beaucoup)

Elle a tant de complexes !

Un tant soit peu (= un peu)

Pour mener à bien ce projet, il faut être un tant soit peu habile de ses mains.

Tant que (=autant que)

Rien ne m’énerve tant que l’indifférence.

En tant que (= comme)

En tant que médecin, je dois vous dire de prendre soin de votre santé.

Tant bien que mal (= avec difficulté)

Il s’est fait accepter tant bien que mal dans l’équipe.

Tant qu’à (= puisque)

Tant qu’à perdre notre temps, autant rentrer chez nous.

Tant que (= aussi longtemps que)

Vous pourrez vous déplacer tant que vous aurez une voiture.

Tant pis (= c’est malheureux)

Tant pis si tu dois partir tôt.

Tant mieux (= c’est bien)

Tant mieux si tu peux rester.

A – LES CONJONCTIONS DE SUBORDINATION

Les conjonctions de subordination relient une phrase subordonnée à une phrase principale.

Il ne mange rien parce qu’il est malade.

Principale + subordonnée

Elles peuvent être simples :

Comme il neige, je ne sortirai pas.

Elles peuvent être composées (locutions conjonctives) :

Je partirai demain pour que tu puisses t’organiser.

Les conjonctions de subordination définissent le mode, indicatif (i), subjonctif (s), conditionnel (c) de la subordonnée.

Il vient travailler même s’il est malade. (i)

Il devrait être là, à moins qu’il ne se soit pas réveillé. (s)

Au cas où tu ne le saurais pas, il a eu un accident hier soir. (c)

Il est tellement fort qu’il peut soulever une armoire ! (i)

Ou :

Il est tellement fort qu’il pourrait soulever une armoire ! (c)

I – LES CONNECTEURS

Les connecteurs servent à unir des phrases, Ils peuvent être de forme simple : (mais, ou, et, alors, comme, ni, car…) ou de forme composée (par conséquent, c’est pourquoi…)

Les connecteurs de cause

Car

Comme

En effet

Les connecteurs de conséquence 

Ainsi                       

En conséquence

Alors                       

Par conséquent

Et                              

Pour cette raison

C’est pourquoi

Voilà pourquoi

Donc

Les connecteurs de lieu

Ici                    

En dedans

                     

Au-dedans

Partout

Dehors

À droite           

En dehors

À gauche         

Au-dehors

Devant              

Dessous

Derrière         

Dessus

Dedans             

Au-dessous

En haut             

Au-dessus

En bas                

À l’est

En avant            

À l’ouest

En arrière          

Au nord

Au sud

Les connecteurs de temps

D’abord / Tout d’abord   

Ensuite / Puis  

Enfin / Finalement                                                            

En premier lieu

En deuxième lieu

Et

Premièrement  

Deuxièmement      

Troisièmement

Avant

Après

Les connecteurs d’addition

Et

De plus

En outre

Puis

Les connecteurs d’opposition

Cependant  

Par contre

Pourtant                  

Au contraire

Toutefois                 

À l’inverse

Néanmoins   

D’une part… d’autre part

Mais                          

D’un côté… d’un autre côté

En revanche

Les connecteurs d’explication

Par exemple           

D’ailleurs

C’est pourquoi       

De fait

Notamment

Effectivement

En particulier         

Autrement dit

En effet

Les connecteurs de concession

Bien sûr

Certes

Bien entendu

Du moins

Dans tous les cas / En tout cas

Les connecteurs d’alternative

Ou

Ou bien

Soit… soit

Tantôt… tantôt